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Bref descriptif historique

 

Coppet dans les temps anciens

Les nostalgiques d'une présence historique aussi lointaine que romaine à Coppet s'étaient pris à rêver, le jour où une charmante statuette en bronze représentant Mercure avait été trouvée au bord du lac.
Un ministre du saint Evangile, J.L.B. Leresche, traduisant de l'allemand le "Dictionnaire géographique-statistique de la Suisse" de son confrère Lutz, pasteur de Laufelfingen, publié en 1836, n'avait-il pas évoqué dans son article sur Coppet "des inscriptions romaines trouvées dans les environs et transportées à Genève". Il est vrai aussi que le saint homme évoquait dans ce même article "les plaines voisines de Coppet dans lesquelles, en 1029, les troupes de l'empereur Henri II [le Saint], commandées par trois frères de la Maison de Habsbourg, avaient battu une armée de Bourguignons...".

Curieux affrontement en vérité, que celui qui aurait dû opposer "dans les plaines voisines de Coppet" le dernier dynaste des Ottoniens saxons mort deux ans auparavant, fondateur du Saint-Empire, aux Habsbourg que l'Europe ne connaissait guère à cette époque!

En fait, l'addition des invraisemblances importe peu, puisque au XIème siècle, le bourg de Coppet n'existait pas, lui qui est l'un des derniers fondés au 13ème siècle dans le Pays de Vaud.

En effet, en 1284, les Thoire et Villars, seigneur du Haut-Bugey, possédaient à Coppet une "bâtie", soit un château de forme rectangulaire avec un donjon circulaire, lequel subsiste aujourd'hui à l'une des extrémités de l'aile sud du château actuel.

La naissance du bourg est probablement contemporaine, car on découvre dans les textes l'existence de constructions fortifiées et protégées par des fossés en 1299 déjà.

L'image de "ville neuve" construite assez rapidement est encore apparente dans le tissu urbain actuel, ce qui fait pour une part l'intérêt de l'ensemble monumental du bourg de Coppet.

C'est en 1347 qu'il est fait mention d'une certaine activité à Coppet : plusieurs moulins sont construits le long du Greny, petit canal qui traverse la ville en son milieu. C'est probablement la roue de l'un de ces moulins, "Copé" en langage régional, qui donna son nom à la cité.

Dès le 14ème siècle, l'exploitation sur les rives du lac de carrières de molasse permit aux carriers d'alors de faire transporter par le lac et tout autour de celui-ci une pierre verte aux veines rose-grenat.

La notoriété de Coppet

Le château de Coppet devient en 1784 propriété du banquier genevois Jacques Necker, ancien ministre des finances de Louis XVI.

Bien que ses affaires l'aient plus souvent retenu à Versailles, Jacques Necker s'occupa toujours avec un bienveillant intérêt du sort de sa terre de Coppet et de celui de ses habitants.

Sa fille unique, Germaine Necker, épouse du baron suédois Eric-Magnus de Staël-Holstein, attira sur la petite localité de Coppet, mais surtout sur son château, les regards de toute l'Europe.

En 1803, l'acte de médiation établi par Bonaparte institua le canton de Vaud libre et souverain. Jacques Necker mourut à Genève en 1804 et la nouvelle de cette disparition atteignit sa fille Germaine de Staël, qui revint aussitôt à Coppet. Madame de Staël avait très tôt décidé de lutter contre l'empereur Napoléon. Exilée à Coppet, elle allait regrouper autour d'elle toute l'élite intellectuelle et politique de l'Europe prête à partager son combat, conférant à Coppet un incomparable éclat. Du reste, on retient volontiers les propos du bailli de Nyon Charles-Victor de Bonstetten qui écrivit qu'il se dépensait plus d'esprit en un jour à Coppet qu'en une année dans le reste du monde.

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